Lorenzo fut frappe de l'embarras de l'ex-premier ministre. Il sentit un mystere. Bien que le palais de Bonifacio XXIII n'eut pas de chances pour devenir jamais un volcan, et bien que Colbertini, un peu machiavelique quand il tenait les cartes, ne le fut plus guere, lorsqu'il s'agissait seulement d'idees, Lorenzo craignit un complot, ou du moins une intrigue.
-Il se passe quelque chose, demanda-t-il vivement a l'ancien ministre et en essayant de le regarder en face; manoeuvre que l'obscurite rendait fort difficile, mais qui reussit parfaitement, a cause du peu d'heroisme de Colbertini.
-Sans doute, monseigneur, il se commet d'effroyables folies dans le chateau, et j'ai bien peur qu'avant peu un conseil de regence ne soit necessaire a Son Altesse Serenissime.
-M.
le comte! dit severement Lorenzo.
-Excusez-moi, monseigneur; mais, en verite, c'est a faire douter de la raison en general et de celle qui preside aux destinees de l'Etat en particulier. Si vous saviez les horreurs, les abominables sorcelleries que l'on pratique.
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