Je ne suis pas habitue a manier une fortune pareille...
-Prenez un intendant, mon ami, un comptable, qui vous voudrez; debarrassez-vous de tous ces ennuis qui vous rendent fort maussade. Ou bien, si vous ne pouvez pas porter le fardeau de nos deux fortunes, prenez la votre, laissez-moi la mienne, et separons-nous.
-Nous separer! c'est vous, c'est toi, Angele, qui as prononce ce mot pour la premiere fois!
-Parce que c'est moi, monsieur, qui ai commis la faute de vous forcer presque a m'epouser.
Il est bien juste que vous ayant enchaine, je vous delivre.
-Me delivrer! tu ne sais pas ce je ferais de ma liberte.
-Vous ne pouvez pas en faire un plus mauvais usage que celui que vous faites aujourd'hui de votre prison.
-Vous etes cruelle, madame.
-Moi! je suis juste. On dirait, mon ami, que nous jouons un proverbe: _le_Savetier_et_le_Financier_.
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