-Je ne comprends plus, demanda sir Olliver.
-Parbleu! c'est bien simple: s'ils ne savent pas nager, ils vont etre noyes.
Et le capitaine eclata de rire.
L'Anglais ouvrit la bouche, comme si une douleur aigue la faisait se contracter. C'etait son sourire a lui.
Les deux convives s'attablerent.
On commenca par interroger une bouteille de tokay.
-Il eut ete dommage de perdre un si bon vin, dit l'Anglais, en reposant son verre vide.
-Il est toujours dommage de perdre l'occasion de trinquer avec un si charmant buveur, reprit Michel qui flattait sir Olliver.
-Je suis ravi de vous voir revenu a de meilleurs sentiments, monsieur le capitaine.
-Oh! vous n'etes pas au bout!
-Vraiment! que me menagez-vous encore?
-Plus d'emotion que vous ne pouvez en rever!
-Ne vous genez pas, j'ai de l'appetit. Ainsi, capitaine, vous m'abandonnez votre vaisseau?
-Il faut bien faire quelque chose pour vous, dit avec une feinte soumission le brave Michel qui debouchait sa quatrieme bouteille.
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