-Eh bien, mon cher Gottlieb, voulez-vous rester ici? nous vous ferons un lit.
-Et que dirait Gudule, ma gouvernante, si demain, en m'apportant mon cafe au lait, elle ne trouvait personne dans ma chambre? Diable! j'ai ma reputation a garder, et autre chose encore. C'est une nuit bonne pour les voleurs.
-Hum! Cresus! vous avez les soucis de la richesse, dit en riant M. Arnold. Je vous preterai mon manteau.
-Et une lanterne, reprit avec un peu de vivacite M. Gottlieb.
-Les reverberes ne sont pas eteints.
-C'est egal, j'aime a voir tres-clair.
-Gottlieb! est-ce que vous seriez peureux?
-Moi, peureux! Ah! par exemple! repartit M. Gottlieb en se renversant sur sa chaise; vous me prenez pour une jeune fille.
-Hum! je me rappelle, continua M. Arnold, qu'un certain soir, nous revenions ensemble et que vous m'avez serre le bras tres-fort, en passant devant une sentinelle que vous aviez prise pour un voleur.
-Quel conte faites-vous la? demanda M.
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